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ET VOUS, QUEL SERAIT VOTRE DERNIER REPAS ?

 

00

Ou cela arrivera-t-il ? Quand ? Dans quelles circonstances ? Chacun d’entre nous s’est déjà posé ces questions concernant sa mort. Les condamnés à la peine capitale, eux, connaissent la réponse.

 

Ils savent ce qui les attend et doivent prendre leurs dispositions pour affronter cette ultime et suprême épreuve. Aux Etats-Unis, ils peuvent choisir leur dernier repas à condition que le coût n’excède pas une quarantaine de dollars. Et bien que dans une telle situation un petit verre ne serait pas de trop, aucun alcool n’est autorisé. Certains ne peuvent rien avaler, d’autres se gavent sans vergogne. Des attitudes qui en disent long sur leur capacité à éprouver- ou non- un quelconque sentiment de culpabilité. Ou de crainte. Voilà pourquoi nous vous invitons à présent, expérience morbide mais instructive, à partager les ultimes agapes de criminels « célèbres »…

***

 

01

JONATHAN WAYNE NOBLES

Exécuté par injection létale le 7 octobre 1998 à 18h18, au Texas.

Nobles a massacré deux jeunes filles. L’une a reçu 28 coups de couteau. L’autre a été violée, à demi étranglée puis noyée dans sa baignoire. Le condamné est mort en fredonnant « Silent Night » (Douce Nuit en français).

Dernier repas : Une hostie. Jonathan Wayne Nobles a juste réclamé l’eucharistie.

*

 

02

RICKY RAY RECTOR

Exécuté par injection létale le 24 novembre 1992 dans l’Arkansas.

Après avoir abattu un homme en discothèque, Rector a tiré et tué le policier qui tentait de l’arrêter.

Dernier repas : Steak, poulet frit et tarte à la noix de pécan. Détail horrible et cocasse à la fois : Ricky Ray Rector n’a pas mangé son dessert qu’il a déclaré vouloir garder « pour plus tard ».

*

 

03

YOSVANIS VALLE

Exécuté par injection létale le 10 novembre 2009 au Texas.

Dealer de drogue, Valle a abattu un homme dont il cambriolait la maison. Avant de mourir, il a remercié le directeur de la prison et l’aumônier puis déclaré : « Je me sens bien. J’aime ma famille, Jésus. Je suis prêt. »

Dernier repas : Un hamburger, du riz, des tomates, des jalapenos (des petits piments mexicains), du fromage, des oignons, le tout arrosé de vinaigrette.

*

 

04

JOHN WAYNE GACY

Exécuté par injection létale le 10 mai 1994 à 0h58, dans l’Illinois.

Homosexuel contrarié, il a tué 33 personnes- pour la plupart des hommes jeunes- en les étranglant après les avoir menottés, torturés et violés. Ses derniers mots furent : « Kiss my ass ! », ce qu’on peut traduire par « Va te faire foutre ! ».

Dernier repas : Une douzaine de crevettes frites, une barquette de poulet frit, des frites et une livre de fraises.

*

 

05

ANGEL MATURINO RESENDIZ

Mise à mort par injection létale le 22 juin 2006 à 20h05, au Texas.

Resendiz a égorgé au moins 15 personnes à travers les Etats-Unis, en assortissant ses crimes de sévices sexuels. « Je sais que j’ai laissé le diable diriger ma vie », a-t-il dit avant de mourir.

Dernier repas : Seulement des bonnes paroles. Angel Maturino Resendiz a refusé toute nourriture.

*

 

        

STANLEY TOOKIE WILLIAMS

Exécuté par injection létale le 13 décembre 2005 à 0h35, en Californie.

Chef du gang des Crips, une bande redoutable, Williams a abattu quatre personnes dont il cambriolait le domicile. Durant son incarcération, ce fou de la gâchette est devenu un militant de la paix et de la non-violence et certains ont même songé à proposer sa candidature pour le prix Nobel de la paix !

Dernier repas : Bouillie d’avoine et lait.

*

 

07

KARLA FAYE TUCKER

Mise à mort par injection létale le 3 février 1998 à 18h45, au Texas.

Surprise alors qu’elle volait la moto d’un voisin, Karla Tucker a tué deux personnes à coups de hache.

Dernier repas : Salade du jardin avec sauce ranch, une pêche, une banane. Un menu étonnamment sain et équilibré. Peut-être Karla Tucker espérait être sauvée in extremis par une mesure de grâce. Elle a voulu garder la ligne jusqu’au bout.

*

 

08

ODELL BARNES JUNIOR

Exécuté par injection létale le 1er mars 2000 à 18h34, au Texas.

Barnes a battu, poignardé puis achevé d’une balle dans la tête une infirmière dont il essayait de cambrioler la maison.

Dernier repas : Rien. Le condamné, tel un prêcheur repenti, s’est contenté de souhaiter « Justice, égalité et paix dans le monde ».

*

 

09

LARRY ALLEN HAYES

54 ans, tué par injection létale le 10 septembre 2003, au Texas.

Il a abattu sa femme à leur domicile, puis une employée d’épicerie de 18 ans quelques minutes plus tard. Il a dit qu’il espérait être pardonné avant de recevoir la piqûre fatale.

Dernier repas : Deux doubles bacons cheeseburgers et du ketchup, des frites, des beignets d’oignon, une salade de chou, des gombos frits, des tomates, deux Coca light, du lait et un pot de glace « rocky road », chocolat, amandes grillées et guimauve.

*

 

10

TIMOTHY MC VEIGH

Exécuté par injection létale le 11 juin 2001, à 19h04, dans l’Indiana.

Vétéran de l’armée américaine, extrémiste notoire. Timothy Mc Veigh voulait se venger du gouvernement américain et de sa politique. On lui doit l’attentat au camion piégé qui a fait 168 victimes à Oklahoma City… Lui-même est parti les yeux ouverts, en fixant sans ciller la caméra placée au-dessus de la table d’exécution.

Dernier repas : Deux pots de glace à la menthe et aux copeaux de chocolat.

*

-Quelques infos-

Au Texas, l'administration devait donner au détenu le repas qu'il demande sous réserve qu'il se trouvait à leur disposition dans le garde-manger de la prison. Cette tradition fut abolie en septembre 2011 suite au condamné à mort Lawrence Brewer (affaire James Byrd, Jr.) qui avait demandé un dernier repas « pantagruélique ». Les condamnés Texans ont désormais le repas normal des prisonniers. En Floride, le coût du repas ne doit pas dépasser 40$ ; dans le Tennessee, ce coût est réduit à 20$. En Californie, un agent pénitentiaire est chargé d'aller acheter le repas dans un magasin proche si besoin est.

L'injection létale est une méthode d'exécution qui consiste à injecter un ou plusieurs produits à un condamné afin de lui enlever la vie. Depuis 1982, plusieurs milliers de personnes auraient ainsi été exécutées par injection mortelle dans le monde : trois au Guatemala, six en Thaïlande, sept aux Philippines, plus de 1105 aux États-Unis et jusqu’à plusieurs milliers en Chine.

Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Dans certains États, les tables sont remplacées par des fauteuils, un peu comme ceux présents chez les dentistes, pour que le condamné soit plus confortablement installé. Deux cathéters sont ensuite placés sur son bras, ils serviront à injecter les produits (le second ne sert qu'en cas d'urgence). Le matériel utilisé est stérilisé, car il est possible que le condamné obtienne un sursis même après que les cathéters ont été installés. En général un ou plusieurs techniciens formés sont chargés d'insérer les cathéters et plusieurs autres de préparer et injecter manuellement les produits dans une pièce séparée, dissimulés par un miroir semi-réfléchissant. Une série de trois injections est nécessaire pour exécuter le condamné :

La première, du thiopental sodique ou du pentobarbital, est destinée à anesthésier le condamné. Il provoque l'inconscience en trente à quarante-cinq secondes à dose normale et en dix à forte dose ;

La seconde, du bromure de pancuronium, est destinée à paralyser les muscles, ce produit n'est pas nécessaire pour que l'exécution soit effective, il sert juste à rendre la mort plus digne pour le condamné et les témoins en évitant qu'il ne bouge dans son inconscience ;

La troisième, du chlorure de potassium, provoque un arrêt cardiaque.

Ces injections sont chacune suivies par l'injection d'une solution saline pour éviter les mélanges. Le déroulement de ces trois injections a été durant une certaine période entièrement automatisé au moyen d'un engin mis au point par Fred Leuchter, mais la fiabilité douteuse de l'équipement a entraîné son abandon progressif au profit de l'injection manuelle, réputée plus sûre. De plus, il arrive dans certains cas que des problèmes de dosage surviennent. La personne chargée des injections est alors obligée de recommencer depuis le début.

Le condamné décède généralement au bout de sept minutes environ.

***

Il ne vous reste plus que 4 heures à vivre. Quel serait votre dernier repas ?

Vous pouvez laisser votre avis dans les commentaires ci-dessous. Merci !

 

*

Source- Le Nouveau Détective N° 1510 du 24 août 2011

Wikipedia, l’encyclopédie en ligne.

Samedi 19 Mai 2012 à 08h22 dans Les sérial-killersPoster un commentaire

 

L’AFFAIRE "JACK L’EVENTREUR ETAIT UN COMPLOT MACONNIQUE"

 

C’EST-CE QUE REVELA EN 1973 UN HAUT FONCTIONNAIRE…

 

quartier de White Chapel en 1888

Londres, ce n’est pas seulement la ville brillante que connaissent les touristes, Hyde Park et ses pelouses, Buckingham Palace et la relève de la garde, Picadilly et ses publicités lumineuses démentielles. Ce sont aussi les bas-quartier, quartier louche de Soho où de nouveaux gangs chinois affrontent la mafia pour s’assurer le monopole du vice, quartier de Whitechapel où vivre, c’est lutter contre la misère et la déchéance, quartier interlope des docks, décor naturel pour un film de Marcel Carné.

 

Un fantôme hante ces rues sinistres, ces pubs de Wapping Lane ou de Chandlers street à l’odeur de bière aigre, un nom qui fait encore trembler toute la faune qui vit là, marins qui se saoulent consciencieusement le temps d’une escale, dockers attablés devant un verre vide qui attendent que le patron ait le dos tourné pour sortir de leur poche un flacon d’alcool à pharmacie et s’en envoyer une rasade, prostituées dont personne ne veut plus qui entrent se payer un gin pour se récha   uffer l’âme et le cœur, pâles voyous à l’allure de jeunes fauves à l’affût d’un mauvais coup.

 

C’est à Jack the Ripper, celui que nous nommons l’Eventreur, qu’ils pensent tous en frissonnant quand la nuit descend sur ces bas-fonds dantesques, le tueur de femmes impuni, l’une des plus belles énigmes de l’histoire du crime… Eh bien, s’en est fini du secret ! Jack l’Eventreur est enfin démasquer. En 1973, Stephen Knight et une équipe de télévision de la B.B.C. travaillaient à un feuilleton sur le boucher de Whitechapel quand un haut fonctionnaire de Scotland Yard leur proposa de rencontrer un peintre du nom de Joseph Sickert qui semblait détenir quelques informations sur cette affaire. « Je suis le fils naturel de Walter Sickert, annonça à Stephen Knight ce témoin de dernière heure à leur premier entretien. Le jour de mes quatorze ans, mon père me prit à part et, pour libérer sa conscience, me révéla la vérité sur le Ripper. » Le journaliste de la B.B.C. buvait les mots de son interlocuteur. Depuis 1888, tous les scénaristes et les auteurs de romans à quatre sous qui avaient noirci des pages et des pages à faire revivre l’Eventreur n’avaient jamais osé bâtir un tel scénario. Pourtant, cette fois-ci, ce n’était pas de la littérature, mais des faits précis. Incroyables cependant vrai !

« Tout a commencé, dit Joseph Sickert, quand la princesse de Galles, voulant parfaire l’éducation de son fils, le duc de Clarence, demanda à son père de l’intéresser aux Beaux-arts. Walter Sickert employait parfois comme modèle une jeune fille du nom d’Anne Elizabeth Crook qu’il présenta à son élève. Le jeune aristocrate était fringant, le modèle peu farouche, ce qui devait arriver arriva. En 1885, Anne Elizabeth accoucha d’une fille baptisée Alice et, peu après, épousa clandestinement son séducteur. Des rapports de police parvinrent à la connaissance de la reine Victoria, la grand-mère du duc de Clarence, qui entra dans une colère noire. Quant au premier ministre, Lord Salisbury voyait dans cette affaire une grave affaire une grave menace pour la royauté. Pour comprendre leur réaction devant une idylle somme toute banale pour illégitime qu’elle fût, il est nécessaire de connaître la politique anglaise de cette époque. La reine Victoria, qui a accédé au trône en 1837, est alors âgée de soixante-six ans. Le prince héritier, son fils Edouard, prince de Galles, a lui-même quarante-quatre ans. Il a usé sa santé dans les plaisirs et a failli mourir de typhoïde quelques années auparavant. Or, s’il venait à disparaître, c’est son fils aîné, le duc de Clarence, précisément, qui serait appelé à régner. La reine, tout comme son premier ministre, est parfaitement consciente de la situation politique. La révolution industrielle que traverse la Grande-Bretagne a avisé la lutte des classes. Les premiers syndicats s’agitent. Un fort courant socialiste se dessine et, jusque dans la bourgeoisie, les idées républicaines font leur chemin. Une action officielle, à l’échelle gouvernementale, était pratiquement impossible. Mais Lord Salisbury était un dignitaire de la franc-maçonnerie et décida de mobiliser cette société secrète. Un conseil restreint de maçons de hauts grades fut chargé de s’occuper de l’affaire. Il était composé de personnages éminents, comme le médecin de la reine, Sir William Gull, le chef de la police, Sir Charles Warren et son adjoint, Sir Robert Anderson. Leur action débuta au cours des premiers mois de 1888. Le duc de Clarence et Anne Elizabeth Crook furent enlevés de force du logement de Cleveland Street qui abritait leurs amours clandestines.

L’héritier du trône fut ramené dans sa famille, mais son épouse de la main gauche, fille du peuple, n’eut pas cette chance. Soumise à une atroce opération du cerveau qui la laissa littéralement idiote. Elle passa le reste de son existence d’asile en asile. Quant à l’innocente petite Alice, elle fut d’abord confiée à une nourrice, Mary Kelly, puis placée dans un orphelinat. « Affaire résolue », pouvait dire Lord Salisbury en se frottant les mains. Hélas ! Non, ce n’en était que le début. Mary Kelly, qui, de déchéance en déchéance, se livrait à la prostitution dans le West End, raconta toute l’histoire à trois de ses amies. Petit à petit, l’idée leur prit d’essayer d’en tirer quelque argent. Elles essayèrent de faire chanter un personnage important, dont Joseph Sickert n’a pas révélé le nom, mais elles n’avaient pas compté avec la puissance que son appartenance à la franc-maçonnerie conférait à Lord Salisbury, en plus de sa fonction de premier ministre. Le conseil maçonnique se réunit à nouveau et la décision fut prise d’en finir avec toute menace. En d’autres mots, de faire passer de vie à trépas les quatre femmes. Sir William Gull, chargé de l’exécution, s’adjoignit un cocher nommé Netley et Walter Sickert. Les unes après les autres, Mary Kelly et ses trois compagnes tombèrent sous les coups des assassins. Ironie du sort, ils assassinèrent par erreur une prostituée qui s’appelait aussi Mary Kelly, mais qui n’était pas la bonne. Ces pauvres femmes furent égorgées, puis éventrées et leurs reins, arrachés, placés sur leurs épaules. Il ne s’agissait pas, comme on le crut à l’époque, de la sauvagerie d’un sadique. Ce supplice, correspondant aux anciens crimes rituels, maçonniques, était en quelque sorte un message adressé indirectement à tous les initiés de ne pas avoir à s’occuper de cette affaire. Que l’on ne se méprenne pas sur ce point.

 

Les franc-maçons du 19esiècle ne commettaient pas de crimes rituels, pas plus d’ailleurs que la plupart de leurs prédécesseurs dans la maçonnerie dite « spéculative ». Cependant, il existait au temps de la maçonnerie « opérative » l’habitude de mettre à mort ceux qui trahissaient le secret des bâtisseurs et d’attirer l’attention des affiliés en les mutilant d’une certaine façon. C’est ce rituel tombé en désuétude que les complices de Lord Salisbury utilisèrent. Les conditions abominables dans lesquelles ces meurtres furent commis émurent l’opinion publique. L’enquête officielle (qui avait de bonne raison de ne pas aboutir) tint la presse en haleine pendant des mois. On crut qu’il s’agissait de l’œuvre d’un seul homme, un désaxé, auquel on donna le sobriquet de Jack l’Eventreur. Un mythe était né. Ironie du sort, le duc de Clarence ne régna jamais et aurait très bien pu conclure un mariage morganitique. En effet, la reine Victoria mourut en 1901 et le prince de Galles monta sur le trône sous le nom d’Edouard VII. En janvier 1892, le duc de Clarence fut emporté en quelques jours par la maladie et c’est son frère, le futur Georges V, grand-père de la reine Elizabeth II, qui devint à son tour prince héritier. Le sort de la petite Alice ne fut guère enviable. A l’âge de dix ans, elle fut retirée de l’orphelinat, où elle avait été placée et où elle était brutalisée, par Walter Sickert qui la fit élever à Dieppe, à l’abri des indiscrets. En 1925, un fils naquit des relations entre le tuteur et la pupille qui avaient pris un tour intime. C’est Joseph Sickert, celui-là même qui a levé le mystère sur la véritable histoire de Jack l’Eventreur. Histoire presque incroyable. Pourtant, Stephen Knight n’est pas un homme à gober le premier bobard venu. Il a passé des mois à vérifier le récit de Joseph Sickert et, plus que jamais, il est persuadé de sa véracité.

 

 

source- Nostra n° 225 juillet 1976

 

Tyron- Août 2010

 

 

 
Lundi 02 Août 2010 à 17h50 dans Les sérial-killersPoster un commentaire

 

Massacre à la tronconneuse est tiré d'une histoire vraie !

 

C'est celle d'un fermier du Wisconsin, Ed Gein. Sa mère était une folle à lier, adepte de la Bible, qui persuada son fils que toutes les femmes étaient le diable inacarné et que le sexe était un péché. Quand elle mourut, il cloua des planches sur la porte de la chambre où elle vécut et se fascina pour les histoires de crime et d'horreur. Un jour, Bernice Worden, propriétaire du drugstore du coin, fut retrouvé morte accrochée par les pieds, ses organes dispersés et l'on récupéra des bracelets conçus à partir de sa peau. Il aurait aussi assassiné une autre personne de la même manière, une cinquantenaire, Mary Hogan.

 

L'enfance d'Edward `Ed' Gein

 

Edward Theodore Gein est né le 27 août 1906. Né d'une mère et d'un père tous deux fermiers, Augusta (1878-1945) et George (1873-1940), il était le second fils de la famille. Il vivait avec ses parents et son frère aîné, Henry (1901-1944), au 160 Acre Farm, à une dizaine de kilomètres de la ville de Plainfield, dans le Wisconsin.


 

Elevé par une mère autoritaire et dominatrice profondément ancrée dans la religion chrétienne, Ed Gein était un enfant timide, faible et reclus sur lui-même. Son père, alcoolique, mourut d'une crise cardiaque en 1940. Les deux frères reprirent donc l'exploitation de la ferme qui n'était malheureusement pas très rentable. La vie était dure pour les deux hommes qui vivaient sous le joug d'une mère possessive qui ne les encourageait pas à aller vers les femmes. En 1944, Henry mourut dans d'étranges circonstances dans un incendie de forêt (on soupçonna son frère Edward de l'avoir abattu d'un coup de fusil). L'année suivante, la mère d'Edward décéda des suites d'un cancer le 25 décembre. Après le décès de sa mère, à qui il vouait autant de haine que d'amour, Edward décida de sceller la chambre de celle-ci et de vivre dans la cuisine et dans les autres pièces de la maison. Il arrêta l'exploitation de la ferme et subsista grâce à une pension versée par le gouvernement. Edward consacra alors son temps libre à lire des ouvrages sur l'anatomie humaine mais également sur les camps de concentrations nazis et les effroyables expérimentations qu'ils y pratiquaient. Il s'intéressait beaucoup à ces ouvrages et plus particulièrement à l'anatomie de la femme. N'ayant jamais eu de relations sexuelles avec une femme, Ed se sentait frustré. Un jour, il tomba sur un article dans le journal du comté de Plainfield et plus particulièrement sur un article évoquant l'enterrement d'une femme le jour même qui attira son attention...


Des pratiques innommables


Cliquez pour voir l'image en taille réelle

 

Avec l'aide d'un vieil ami à lui, Gus (qui sera, quelques années plus tard, interné en hôpital psychiatrique), Ed commença en 1947 à se rendre dans le cimetière de Plainfield pour déterrer, les nuits de pleine lune, des tombes où reposaient les dépouilles de femmes. Il prélevait sur les corps les organes qui "l'intéressait". Pendant quelques années, il continua ce petit "jeu" en toute impunité. Il alla même jusqu'à tenter de profaner la tombe de sa propre mère...

Que faisait-il des organes et des ossements qu'il prélevait ? Il se livrait à des "expérimentations" abominables et se constituait tout un tas d'objets divers avec les ossements. Il conservait les organes dans son réfrigérateur afin de pouvoir les manger plus tard (Ed niera toujours s'être livré au cannibalisme et à la nécrophilie). Il prélevait des poitrines "complètes" de femme, des parties génitales, des morceaux de chair... Ed avait un côté efféminé et en collectant ces lambeaux de peau, il souhaitait accéder à son vœu le plus cher : celui d'être une femme à part entière. Son inexpérience en matière de sexualité ne lui permettait pas d'avoir une vision "normale" de la femme. Ed pensa pendant un temps à se castrer lui-même mais il considéra que s'il portait les parties génitales d'une femme, cela suffirait à faire de lui une femme...


Le meurtre de Mary Hogan


 

Mary Hogan était une femme de 51 ans, divorcée, qui travaillait à la Hogan's Tavern, à Pine Grove, à environ 9 kilomètres de la maison d'Ed Gein. Le 8 décembre 1954, par un après-midi très froid, Ed se présenta à la Hogan's Tavern où Mary était seule. Il l'abattit froidement d'un coup de pistolet de calibre 32. Puis, il traîna le corps de Mary à l'arrière de la bâtisse et le chargea dans sa camionnette. Un client arriva peu de temps après et découvrit la taverne vide, une large mare de sang répandue sur le sol et des cartouches vides. La traînée de sang conduisait jusqu'à la porte de derrière. Plus tard, la police ne découvrit sur les lieux aucun indice susceptible de les mener à un éventuel coupable. Quelques semaines plus tard, un homme de la région, Elmo Ueeck, évoquait avec Ed Gein la disparition de Mary Hogan. Ce dernier dit : "elle n'a pas disparue, elle est chez moi, à la ferme en ce moment même". Elmo Ueeck, surpris mais aussi un peu effrayé, ne pris pas la peine de demander à Ed ce qu'il sous-entendait...


Un meurtre de trop

 

D'autres disparitions furent signalées dans les années qui suivirent mais aucun élément tangible ne permettait d'incriminer une personne bien précise. Puis, vint la date fatidique du 16 novembre 1957. Ce jour-là, Ed Gein assassina Bernice Worden, la tenancière d'un magasin de Plainfield. Ed s'était emparé d'une carabine 22 long rifle entreposée sur l'un des rateliers du magasin et avait tiré sur Bernice Worden. Puis, il avait fermé le magasin et emmené le corps de la pauvre femme dans sa propre camionnette... Le fils de Bernice Worden, Frank, était à la chasse ce jour-là. Lorsqu'il revint dans l'après-midi au magasin de sa mère, il trouva celui-ci fermé mais constata que les lumières étaient allumées. Des traces de sang étaient répandues sur le sol... Le garagiste du coin apprit à Frank qu'aux alentours de 9h30, il avait vu la camionnette du magasin sortir du parking. Frank alla trouver le shérif, Art Schley, pour l'avertir de la disparition de sa mère. Frank se souvint que la veille, Ed Gein était passé au magasin pour commander un bidon de liquide antigel. Ed avait également demandé à Frank s'il comptait aller chasser le lendemain. Le shérif Art Schley et le capitaine Lloyd Schoephoester décidèrent de rendre une petite visite à Ed Gein.

 

L'Antre du cauchemar

 

 

Lorsque la police arriva à la maison d'Edward, ce dernier était absent. Ils se rendirent aussitôt dans un magasin qu'Ed fréquentait régulièrement. Il s'y trouvait et déjeunait avec le propriétaire du magasin et sa femme. Il était sur le point de partir lorsque le shériff Art Schley lui demanda de l'accompagner au poste pour lui poser quelques questions. Ed acquiesça sans sourciller. Le shérif Schley et le capitaine Schoephoester retournèrent à la maison de Gein avec des renforts. Ils se dirigèrent d'abord vers la grange mais celle-ci était fermée à clef. Le shérif trouva un moyen de pénêtrer à l'intérieur en enfonçant une barrière en bois. Il n'y avait pas d'électricité dans la grange alors il prit une lampe torche pour se frayer un chemin et balaya devant lui la première pièce dans laquelle il pénêtra... Ce qu'il découvrit lui glaça le sang : le corps pendu par les pieds d'une femme, dépecée, les jambes écartées et une longue entaille partant des parties génitales jusqu'à la gorge tranchée (la tête avait disparue). Les parties génitales avaient été prélevées, de même que l'anus de la victime. Il s'agissait de la dépouille de Bernice Worden... Dans la maison, il n'y avait pas non plus d'électricité. Les autorités utilisèrent donc une nouvelle fois des lampes torches et des lanternes pour s'éclairer. Il faisait sombre mais les policiers voyaient suffisamment pour constater que l'endroit était sale et le mobilier vétuste. Des dizaines de livres jonchaient le sol : des revues scientifiques, des ouvrages sur l'anatomie, des revues pornographiques, des romans d'horreur...


Mais le pire restait à venir. Ce qu'ils découvrirent dépassèrent tout ce que leur imagination aurait pu concevoir. Voici une partie importante de "l'inventaire" macabre que la police établit après avoir fouillé la maison de fond en comble :

 

4 nez humains entreposés dans une boîte,
1 bol de potage fait à partir de la moitié inversée d'un crâne humain,
9 "masque de mort" (conçu à partir de la peau bien conservé de visages de femmes)
10 têtes de femmes dont le haut du crâne avait été découpé juste au-dessus des sourcils et accrochés au mur,
Des bracelets faits de peau humaine,
1 bourse faite avec une poignée de peau humaine,
1 gaine pour un couteau fait de peau humaine,
1 paire de guêtres faites à partir de peau humaine,
4 chaises avec les sièges remplacés par des bandes de peau humaine,
1 boîte à chaussures contenant neuf vagins salés peints d'une couleur argenté,
1 tête humaine accroché au plafond,
1 abat-jour couvert de peau humaine,
1 chemise faite en peau humaine,
Un certain nombre de “têtes réduites”,
Le "costume" de femme complet d'Ed Gein, comprenant bras, jambes, poitrine et visage,
Le cœur de Bernice Worden dans une casserole sur le fourneau,
Des dizaines d'organes humains stockés dans le réfrigérateur...


D'après la police, Ed Gein avait du mutilé une quinzaine de corps de femmes pour la confection de ces "trophées". Des proches de Gein affirmèrent que ce dernier leur avait déjà apporté des morceaux de viande fraîche. Or, Ed avoua n'avoir jamais tiré un cerf de sa vie. Les gens furent pris de panique à l'idée d'avoir pu être mêlé à des histoires de cannibalisme...


Une fin inéluctable


Edward Theodore Gein fut arrêté. Il avoua avoir commis le meurtre de Bernice Worden. Il confessera plus tard avoir tué Mary Hogan trois années plus tôt. Concernant la provenance des ossements et des organes humains trouvés dans la maison, Ed Gein avoua les avoir récupéré en profanant de nombreuses tombes. La police put vérifier les dires de Gein en déterra plusieurs tombes et en constatant que des organes et des membres avaient disparus... Les enquêteurs de l'époque étaient persuadés que Mary Hogan et Bernice Worden n'étaient très certainement pas les seules victimes de Gein. Les noms de Georgia Weckler (une jeune fille de 8 ans, disparue alors qu'elle était sur le chemin de l'école) et d'Evelyn Hartley (une adolescente de 15 ans, enlevée alors qu'elle faisait du baby-sitting) furent évoqués et on attribua leur disparition à Ed Gein. On évoque également ces deux chasseurs de cerfs disparus en 1952 : Victor Travis et Ray Burgess, comme étant des victimes potentielles de Gein. Mais la police n'avait découvert aucun reste « masculin » dans la maison de Gein donc il fut impossible d'établir un réel lien avec les disparitions des deux chasseurs...

Ed Gein fut jugé malade mental à la fin de l'année 1957. Il fut interné au "Waupan State Hospital" et condamné à perpétuité. En 1978, il fut transféré au "Mendota Mental Health Institute" dans la ville de Madison, dans le Wisconsin. Il décéda des suites de problèmes respiratoires et d'une défaillance cardiaque le 26 juillet 1984 l'âge de 77 ans. Il fut enterré dans le cimetière de Plainfield. Fait notoire : bien des années plus tard, la pierre tombale de sa tombe fut volée...

 

http://www.horreur.net/article-8.html
http://www.phreak.org/index/archive01/misc/gifs/gifs.shtml ( images choc !).

 


 

 
Vendredi 27 Juin 2008 à 17h57 dans Les sérial-killers63 commentaire(s)

 

Jackie l'Eventreuse
par Paola Genone


Et si le tueur en série qui a terrorisé l'Angleterre victorienne était une femme? Les traces d'ADN retrouvées sur des lettres datant de 1888 relancent une piste inexplorée. Ce sont des lettres d'autrefois. Des missives jaunies dont le secret a résisté à l'usure du temps. Au total, il y en a 360, toutes attribuées, à tort ou à raison, à Jack l'Eventreur, l'assassin de cinq prostituées, en 1888, dans l'est de Londres.

 

 

Ce matin de septembre 2005, cent dix-sept ans après les faits, Ian Findlay, un biologiste écossais vivant en Australie, examine ces documents avec précaution, de ses mains gantées. Tout est là, devant lui, sur une table des Archives nationales britanniques, à Londres. L'une des lettres, écrite à l'encre rouge et tachée de sang, retient son attention. Comme beaucoup d'autres, elle est signée «Jack the Ripper». A ses côtés, Stewart Evans, ancien policier et expert réputé de cette énigme, désigne un autre courrier: «Ici, le meurtrier décrit la façon dont il a éventré sa victime, en lui arrachant le foie après l'avoir égorgée. Seul le coupable pouvait connaître ce détail

 

C'est ainsi, en partant de ces archives, que Findlay l'Australien d'adoption et Evans le Britannique vont relancer, à leur manière, ce fait divers d'exception. Après une année de recherches, ils affirment aujourd'hui que la personne qui terrorisa cette année-là l'Angleterre victorienne était peut-être une femme! Jacqueline l'Eventreuse et non Jacques l'Eventreur.

L'hypothèse n'est vraiment pas nouvelle. A l'époque, elle avait déjà été soutenue - sans preuves irréfutables - par Frederick Abberline, l'inspecteur de Scotland Yard chargé du dossier. La vraie nouveauté est scientifique: plus d'un siècle plus tard, la génétique vient conforter cette théorie et apporter un nouvel éclairage sur l'une des plus grandes énigmes de l'histoire du crime. Tout cela grâce au Pr Findlay...

 

Les autres suspects


Qui était l'Eventreur? Depuis 1888, les suspects n'ont pas manqué. Outre Mary Pearcey, les principaux sont les suivants:

 

Francis J. Tumblety, un médecin américain, est arrêté en novembre 1888. La police le soupçonne en raison de son passé de charlatan et de sa haine des femmes. Libéré sous caution, il s'enfuit aux Etats-Unis.


Aaron Kosminski, un coiffeur d'origine polonaise, est suspecté pour ses tendances meurtrières et misogynes. Un témoin le met en cause, mais refuse de confirmer ses propos lors du procès.


Albert Victor, le prince de Galles (1864-1892), figure lui aussi sur la liste des suspects. Cette hypothèse extravagante fait scandale en 1962, avec la publication d'un ouvrage reprenant les notes du médecin de la reine. Ces documents évoquent les penchants du prince pour le sexe et le sadisme. Cette piste, jugée peu crédible par les spécialistes, n'aboutira pas plus que les précédentes. Cet homme de 39 ans, dont le laboratoire dépend de la Griffith University de Brisbane (Queensland), est connu pour avoir mis au point, en 1997, une technique permettant de retrouver, à l'aide d'une seule cellule (contre 200, au moins, auparavant), l'ADN d'une personne ayant vécu il y a deux cents ans. Depuis cette découverte, la police australienne a fait appel à lui à plusieurs reprises pour élucider d'anciens meurtres. Jamais, pourtant, il n'aurait imaginé que ses compétences en biologie moléculaire le mèneraient un jour à s'intéresser au dossier «Jack l'Eventreur». Il se trouve en fait que sa découverte, rendue publique par l'université d'Oxford, a attiré l'attention des passionnés de cette affaire, toujours nombreux en Grande-Bretagne. «En 2004, raconte-t-il, un collectionneur britannique m'a envoyé une mèche de cheveux ayant semble-t-il appartenu à l'une des proies de "Jack". Cela me paraissait farfelu. Mais j'ai par la suite reçu d'autres mèches provenant des descendants de la victime. J'ai comparé ces ADN...» Le scientifique s'aperçoit rapidement que non seulement les ADN ne correspondent pas, mais que, dans certains cas, il ne s'agit même pas de vrais cheveux! «J'ai réalisé qu'il existait un business incroyable autour de l'Eventreur, que l'on vendait des couteaux, des lettres, des photos, des os... Et pas seulement sous le manteau, mais aussi chez Sotheby. Ce que ces collectionneurs attendaient de moi, c'était ma caution scientifique.»Findlay propose alors ses services à Scotland Yard. Un mois plus tard, la police anglaise l'invite et met à sa disposition les lettres attribuées au tueur et conservées aux Archives nationales. «Au moment où on m'a appelé, je ne connaissais que le mythe de l'Eventreur, poursuit le chercheur. C'est pourquoi j'ai contacté Stewart Evans, surnommé "le ripperologue". Passionné par cette histoire depuis l'âge de 10 ans, cet ancien policier a écrit les livres de référence sur le sujet.»

Une fois à Londres, Findlay découvre le monde de Jack the Ripper. Evans l'entraîne dans le quartier de Whitechapel. «Je le suivais, désorienté, dans le dédale de ruelles où furent retrouvés les corps des prostituées, se souvient-il. Evans me décrivait la façon dont elles avaient été mutilées, me montrait leurs photos... Nous avons bu une bière au Britannia Pub, sous les fenêtres de l'appartement où la police découvrit le cadavre de Mary Kelly, le 9 novembre 1888. J'avais l'impression de voir Jack rôder dans les rues...» Le lendemain, aux Archives nationales, Findlay examine les lettres. Sa mission: trouver une trace d'ADN permettant de remonter à l'assassin. Evans l'aide en sélectionnant les missives qu'il estime authentiques - une quinzaine sur 360. Findlay constate alors que la plupart d'entre elles, manipulées par des centaines de policiers depuis 1888, portent une multitude d'empreintes. Même celles qui sont protégées par des pochettes de plastique se révèlent inexploitables: «Sous le plastique, les traces s'étaient détériorées, rendant impossible tout travail sur l'ADN.» Il trouve tout de même des résidus de la salive laissée par l'expéditeur lors du cachetage des enveloppes. Mieux: en soulevant les timbres - jamais ôtés jusqu'alors - Findlay découvre des fragments de peau, d'ongles et de cils. Il recueille tous ces indices dans des éprouvettes, y compris le sang - délibérément laissé sur le papier par l'assassin - d'Elizabeth Stride, la troisième prostituée victime de l'Eventreur. De retour en Australie, le chercheur travaille des mois dans son laboratoire avec une équipe de cinq personnes. «Je n'avais pas le droit à la moindre erreur, raconte-t-il. A chaque test sur une cellule, je ne disposais que d'une tentative pour pénétrer le noyau où se cachait le possible profil génétique de l'Eventreur. Autre difficulté: ces cellules, vieilles de cent dix-sept ans, avaient été rendues inaccessibles par une protéine qu'il fallait neutraliser.» Après plusieurs échecs, des échantillons provenant de deux lettres livrent leur secret. L'ADN découvert est celui d'une seule et même personne: une femme!

 

La réponse à l'énigme enterrée au cimetière de Newgate.

 


En signant ses crimes «Jack l'Eventreur», celle-ci aurait donc cherché à brouiller les pistes. «On peut retenir cette hypothèse, poursuit Findlay. En 1888, deux témoins avaient affirmé avoir vu l'une des victimes, Mary Kelly, courir dans une rue de Whitechapel quatre heures après le constat de sa mort... Pour l'inspecteur Abberline, la personne qui s'enfuyait n'était autre que l'Eventreuse, déguisée en Mary Kelly.» Selon Stewart Evans, l'un des suspects identifiés par Scotland Yard à l'époque était une sage-femme corpulente, Mary Pearcey. La police avait, semble-t-il, de bonnes raisons de la soupçonner: en 1890, elle fut accusée d'avoir égorgé la femme de son amant à la manière de l'Eventreur, et fut même pendue pour ce meurtre le 23 décembre 1890. Comment savoir si l'ADN identifié par le biologiste est celui de Mary Pearcey? «Il faudrait exhumer son cadavre. Evans et moi l'avons envisagé, dit Findlay sur un ton amusé. Mais la loi anglaise l'interdit, car il ne reste aucun survivant dans cette affaire.» Une seule possibilité: récupérer un morceau du squelette en violant la tombe. Stewart Evans sait où est enterré le corps: «Au cimetière de Newgate, à Londres. Sur la pierre tombale, cette seule inscription: "1866-1890".»

 Reposera-t-elle en paix?

 

http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/faitdiv/dossier.asp?ida=455611

 
 

 
Dimanche 13 Avril 2008 à 15h01 dans Les sérial-killers4 commentaire(s)

 

JACK THE RIPPER

 

 

" Un jour, les hommes me rendront hommage car je serai

celui par qui le 20ème siècle est né " 

 

Jack l’Eventreur

 

 

 

Whitechapel, dans les quartiers industriels de Londres, le 9 Novembre 1888 à 10h45 du matin, John Bowyer, employé d’une agence immobilière, se rend à Miller’s Court afin de récupérer quelques loyers en retard. Arrivant au N° 13, il frappe à la porte de Mary Jane Kelly, une jeune prostituée. Son appel restant sans réponse, il décide d’interpeller la jeune femme par le petit carreau cassé donnant sur la cour. Après avoir poussé la veste faisant office de rideau, Bowyer s’approche puis observe l’intérieur de la pièce ; soudain, celui-ci reste paralysé face à son effroyable découverte. Devant lui, gisant sur son lit, Mary Kelly baigne dans le sang, le corps atrocement mutilé…Jack l’éventreur alias Jack The Ripper- venait à nouveau de frapper, et ce, pour la cinquième et dernière fois. Depuis ce meurtre, la police, la presse et de nombreux « ripperologues » n’ont pu définir l’identité exacte du tueur. Du coup, l’affaire du « boucher » de Whitechapel va bon train.

 

 

De rebondissement en rebondissement, elle abreuve depuis plus d’un siècle le mythe de l’Eventreur sans jamais pour autant l’avoir élucidé. Tout commence le 31 Août 1888, avec le meurtre de Polly Nichols qui mit en émoi la population londonienne. Puis, suivront Annie Chapman le 8 Septembre, ainsi qu’ Elizabeth Stride et Catherine Eddowes le 30 Septembre et enfin Mary Kelly le 9 Novembre.

 

 

 

 Le rapport entre ces cinq victimes tient uniquement en deux points : elles étaient toutes prostituées et vivaient à Whitechapel. Toutes les cinq ont également subi d’horribles mutilations, voire l’ablation et la disparition de certaines parties de leur corps. Une chose était donc sure : il s’agissait d’un seul et même homme…mais qui ? Depuis cette époque, l’affaire de l’Eventreur sut s’entretenir de délires. Ainsi, de nombreux essais et fictions ont suspecté le monstre d’être un druide, un magicien noir, un homme invisible, un voyageur temporel, un orang-outan (singe ), et même, un gorille ! La police, pour sa part, fit arrêter et interroger sur le vif différents suspects, suite à ces arrestations, d’éventuelles solutions furent invoquées. C’est ainsi que des médecins, internes, vétérinaires, avorteurs, et infirmières furent confondus en « docteur jack » et que des policiers, militaires, marins, fous, syphilitiques, mendiants et autres riches furent pressentis comme « l’assassin éventreur ». Sir Melville Macnaghten, directeur adjoint du Criminal Investigation Department de Scotland Yard en 1890 explique qu’en 1888, Scotland Yard soupçonnait trois inconnus : un jeune avocat raté du nom de Montague John Druitt retrouvé noyé dans la Tamise juste après le dernier meurtre, Aaron Kosminski, coiffeur juif polonais interné dans un asile à cause d’hallucinations qui le poussaient à d’extrêmes comportements et à des violences sexuelles, et Michael Ostrog, un repris de justice russe, dangereux mais dont Scotland Yard ignorait les faits et gestes lors de cette vague de crimes.

 

Frederick Abberline

 

Bref, faute de preuves, la police décréta un non-lieu, mais ces trois hommes restent les éventuels coupables. Une récente affaire racontait la découverte, en 1991, des carnets de l’inspecteur dirigeant l’enquête à Whitechapel, le détective inspecteur Frederick George Abberline écrits en 1896. Ce mémoire, un faux avéré, mentionnait un complot mené par Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria, par lord Randolph Churchill- le père de Winston- et Sir William Gull, le propre chirurgien de la reine Victoria. La même année, en 1991, Melvyn Fairclough publiait « The Ripper and the Royals ». Hypothèse reprise dans «  Jack l’Eventreur  », téléfilm anglais de D. Wickes avec l’acteur Michael Caine.

 

Michael Caine

 

 Ce document accuse- de nouveau- Sir William Gull avec l’aide de son cocher d’être le célèbre meurtrier. Malheureusement, en plus des 72 ans de Gull et de ces nombreuses crises de paralysie, le carosse dans lequel les victimes auraient été éventrées, était bien plus large que les rues étroites de Whitechapel. Cette solution fût donc considérée comme fausse, repoussant ainsi la découverte de l’identité du monstre. Une autre accusation salit à nouveau la famille royale, celle d'Albert Victor, duc de Clarence, petit-fils de la reine Victoria qui passa également pour être l’éventreur. Rumeur vite étouffée puisque Victor se trouvait très éloigné de Londres pendant certains crimes, et de plus, au vu et au su de nombreux témoins. Une autre solution concernait la confession écrite d’un certain « docteur Stanley » dont le fils serait mort d’une syphilis contractée chez une prostituée à Whitechapel. Retrouvant la trace de la coupable, il décida de la tuer ainsi que toute personne pouvant la prévenir. S’ensuivent tous ces massacres, jusqu’au crime de la fautive : Mary Jane Kelly.

 

 

Cette conclusion fût déclarée incohérente ; la période d’incubation de la syphilis étant de 10 à 20 ans, Mary Kelly étant morte à 25, celle-ci aurait dû fauter avec le fils du docteur entre l’âge de 5 et 15 ans… Cela dit, l’assassin ignorait peut-être la durée d’incubation… Face aux séries de meurtres de l’Eventreur, aux pressions de la foule et à l’inefficacité de Scotland Yard, la presse improvisa la protection du citoyen en s’appuyant sur quelques idées extravagantes : « le quartier servant de terrain de chasse à l’Eventreur devra être divisé en districts qui seront sous couvert d’une patrouille de nuit composée de volontaires. Les infortunées, qui sont l’objet des attaques de l’assassin devront être suivies à distance par un ou deux détectives amateurs. Des sifflets et des systèmes de signaux devront être également fournis… ». L’idée de permettre aux prostituées d’exercer leur profession sous la protection bienveillante de vigiles peut faire sourire, mais étant donné la psychose ambiante, on était prêt à tout pour combattre le monstre. D’autres idées encore plus folles suivront : on proposera de déguiser les policiers en prostituées, ou encore de remplacer les chaussures trop bruyantes des agents par des semelles caoutchoutées.

 

 

Un journaliste menant son enquête déguisé en femme finira même au poste de police, tandis que d’autres de ses confrères seront arrêtés par erreur… La Jack-mania se transformera en paranoïa ! Bref, plus d’un siècle vient de s’écouler, de nombreuses histoires et d’éventuelles solutions ont proliféré, mais l’identité de Jack L’Eventreur demeure toujours inconnue. Et pourtant, cette affaire que l’on croyait sans issue, rebondit à nouveau en 1993, avec la découverte d’une pièce à conviction plutôt étonnante :

 

 

 le journal du bon vieux Jack en personne, ou plutôt celui d’un certain Maybrick James… Marchand de coton et membre de la bonne société de Liverpool, Maybrick semble pourtant avoir été traumatisé par quelques évènements de sa vie. En effet, d’une part, il se droguait d’un mélange d’arsenic et de strychnine censé soigner sa malaria, et d’autre part, il endurait l’adultère actif de sa jeune épouse. Ce serait donc uniquement par vengeance et sous l’influence de sa drogue que Maybrick s’en serait pris aux prostituées de Whitechapel. Délirant donc sur une soixantaine de pages, notre bon James confesse, d’une écriture névrosée, ses crimes au détail près ; du dépeçage de ses victimes à la jouissance de son acte…

 

 

Menant intuitivement l’enquête, l’instigatrice de cette trouvaille, Shirley Harrison, reste tout de même sur ces gardes, en rappellant au passage l’affaire des faux « carnets d’Hitler » où le journal allemand Stern soucieux d’une exclusivité avait été victime d’un énorme canular. Après de brêves recherches, il apparaît que le journal présumé de l’Eventreur provient d’un brave ouvrier de Liverpool, Mickael Barrett, qui en échange du journal n’a demandé qu’une somme dérisoire. De plus, l’objet semble, après expertise, provenir effectivement de l’époque victorienne, ainsi que l’encre recouvrant les pages- quoique des experts américains affirment que celle-ci est postérieure à 1921 ! Le contenu, pour sa part, fait allusion à différentes situations connues seulement de l’assassin, dont Scotland Yard ne dévoila le secret qu’aux alentours de 1987… De ce fait, de nombreuse attaques allèrent à l’encontre de ce pauvre Barrett. Cherchant à se défendre, il déclara : «  cette découverte m’a stressé plutôt qu’autre chose, voilà maintenant qu’on m’accuse d’être un menteur et un faussaire ». Alors, journal authentique ou faussaire patenté ? A ces propos, Stéphane Bourgoin « ripperologue » confirmé et auteur d’un livre sur l’énigmatique monstre, le plus complet à ce jour affirme que ce journal est un faux. Selon lui, d’une part, une erreur intervient dans une indication de Maybrick expliquant qu’il déposa les parties mutilées de Mary Kelly sur la table de nuit ; selon un rapport d’autopsie retrouvé en 1993, certaines parties de son corps, en l’occurrence les seins, furent disposés sous la nuque et les jambes de la victime. Cet oubli prouve qu’il n’a pas été écrit par Jack l’Eventreur. D’autre part, il manque les vingt premières pages du journal ; il est vrai qu’il suffirait à un faussaire de trouver un journal de l’époque victorienne, d’y ajouter les « confessions » du monstre et d’arracher les pages « usagées » de l’ancien propriétaire, subtil et facile…Le fameux journal a été soi-disant retrouvé dans la maison de Maybrick lors de travaux d’électricité, pourtant, ni les ouvriers, ni les nouveaux propriétaires ne peuvent confirmer l’information…Alors, s’agit-il ici d’un véritable document du boucher de Whitechapel confessant ses crimes, des aveux d’un fou se prenant pour le monstre, ou bien d’un plaisantin cherchant à mettre un terme au plus obscur fait divers jamais élucidé ? A ce jour cela reste un mystère entier.

 

 

info du 21/11/2006

 

la photo du monstre reconstituée par des profilers anglais

 

 

http://www.metro.co.uk/news/article.html?in_article_id=25842&in_page_id=34

 

 

 

 

Film à voir : From Hell des frères Hugues, 2002 avec Johnny Depp et H. Graham

 

vidéo ci-dessous de l'émission " Mystères " sur Jack l'éventreur ( 19mn )

 

http://tyron29.oldiblog.com/?page=articles&rub=233807

La taverne de l’étrange- 13 Janvier 2006

 

 

Vendredi 13 Janvier 2006 à 18h38 dans Les sérial-killers5 commentaire(s)


Taverne Etrange TV- vos témoignages audios par tyron29

 


 

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