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Les sciences occultes Les poltergeists
Bien plus agressifs que les fantômes, les poltergeists peuvent sattaquer aux bien comme aux personnes. Plusieurs cas attestent de la réalité de ces « esprits frappeurs ». Pouvoir de lesprit ou pouvoir des esprits ?
Les premières anomalies surviennent au mois daoût 1992 : dans le pavillon préfabriqué où vivent les Griggs, à Portsmouth ( Angleterre ), les meubles commencent à changer de place tout seuls. Puis- signes classiques de troubles liés à des poltergeists, ou « esprits frappeurs »- des odeurs nauséabondes et des bruits venus de nulle part sinstallent dans la maison. Une pièce du rez-de-chaussée semble être le centre des manifestations. La famille, effrayée, lévite. En désespoir de cause, Mme Griggs fait appel à un prêtre et à un médium. Les deux hommes saccordent sur lorigine des phénomènes : selon eux, la petite Jasmin Griggs est apparemment possédée par lesprit dun précédent locataire
Lhypothèse se confirme le jour où Jasmin commence à sexprimer par de rauques intonations dadultes. Régulièrement, la fillette répond à sa mère avec des accents gutturaux, proches du parler du nord de lAngleterre. On fait alors appel à deux autres médiums qui parviendront à identifier la « présence » dun homme nommé Percy, justement originaire de cette partie du pays. Surmontant le désespoir que suscite lignoble emprise qui sexerce sur sa fille, la courageuse Mme Griggs va retrouver des forces dans laction : elle soumet aux autorités locales les conclusions émises par les spécialistes du paranormal appelés à la rescousse. Elle refuse notamment de payer son loyer tant que les nuisances occasionnées au foyer familial ne seront pas « réparées ». *** Lhypothèse de la psychokinésie *** Les esprits frappeurs ne sont pas un phénomène nouveau. Un cas a été signalé en Chine aux alentours de lan 900 de notre ère. Une autre affaire, plus lointaine encore, eut pour cadre lex-Empire romain, en 530 après J.-C. Plus près de nous, un phénomène de poltergeist anima la dernière rencontre entre Sigmund Freud et son disciple Carl Jung. Les deux hommes sétaient réunis en tête à tête, dans la demeure viennoise de Freud, pour tenter une dernière fois daccorder leurs points de vue au sujet de linconscient. Loin de parvenir à un compromis, leur rencontre devint houleuse et même orageuse. Les deux génies en venaient aux invectives et aux anathèmes quand leurs échanges furent brusquement interrompus par des coups violents, frappés contre le mur qui les séparait de la bibliothèque. Interloqués, ils allèrent voir de quoi il retournait, mais ils ne trouvèrent personne dans la pièce voisine. Jung, qui croyait aux phénomènes occultes- notamment à la psychokinésie et à la réincarnation- considéra cet incident comme une manifestation psychokinétique spontanée. Freud refusa toute explication parascientifique : ce débat, qui fut le dernier entre les deux psychologues, consomma non seulement la rupture entre la maître et lélève, mais ouvrit également deux courants opposés dans lhistoire de la psychanalyse.
Le terme de « poltergeist »- un mot dorigine allemande signifiant « esprit bruyant »- est très approprié pour désigner un phénomène saccompagnant fréquemment de bruits aussi forts quétranges. Principale différence entre les poltergeists et les fantômes : dans le premier cas, le phénomène sattache généralement à une personne plutôt quà un lieu. Là où se déplace la personne « épicentre », lactivité poltergeist suit. Plus précisément, ces phénomènes desprits frappeurs sont souvent reliés à une personne jeune, de sexe féminin, généralement dans une situation de stress. Andrew Green, célèbre enquêteur dans le domaine du paranormal, connaît bien ce lien entre lactivité poltergeist et les jeunes personnes. Il considère néanmoins, à la lumière de ses nombreuses investigations, quil ny a pas dexplication passe-partout. Il est convaincu que lactivité poltergeist relève en fait de la psychokinésie, cest-à-dire la capacité de déplacer les objets et de produire des bruits par la seule pensée. Il soutient que ces phénomènes peuvent être générés inconsciemment par des personnes des deux sexes, dès lâge de 3 ans jusquà la fin de la quarantaine. Le plus souvent, on relève un traumatisme psychique chez le sujet. Pour étayer cette thèse, Green cite lun des cas sur lesquels il a enquêté : laffaire Johnson. *** Le moine-fantôme *** Les époux Johnson sinquiètent de létrange comportement de leur garçon, âgé de 4 ans. Linquiétude grandit au point de soupçonner la présence dune entité surnaturelle car, dans la maison, des craquements se manifestent, des objets semblent se déplacer tout seuls et des appareils électriques cessent de fonctionner sans raisons. Toute cette activité paraît être concentrée autour de lenfant. Le père du garçon, Tom Johnson- qui vient dêtre licencié- et sa femme Julie, incriminent des phénomènes paranormaux. Julie affirme même avoir vu le « fantôme dun moine glissant sans bruit le long de lescalier ». En juin 1983, les Johnson sont au bord de lhystérie quand ils sont mis en rapport avec Andrew Green. Avant de se rendre au domicile des Johnson, à Gravesend, dans le Kent, ce dernier compulse sa documentation sur lendroit. Il ne découvre aucun lien historique entre lemplacement du pavillon et une quelconque communauté religieuse. Laffaire du moine-fantôme lui paraît peu plausible. Il pense plutôt que Julie Johnson a été abusée par son imagination, stimulée par des phénomènes inexplicables. Selon Green, lensemble des signes décrits- sons étranges, caprices des appareils ménagers, légers mouvements de petits objets, famille en état de stress- indiquent quil ne sagit pas dun phénomène de fantôme mais peut-être de « psychokinésie récurrente spontanée », généralement associée à un membre de la famille en état de déséquilibre mental. *** Les pouvoirs de lesprit *** Lorsque Andrew Green rencontre les Johnson, il devine tout de suite que le problème nest pas uniquement dordre surnaturel mais implique le psychisme de leur jeune fils. Il pense que lactivité poltergeist a été déclenchée par un sentiment de mal-être du petit garçon, négligé par ses parents. Les Johnson vivent en effet dans un climat familial tendu ces derniers temps. Sur les conseils de Green, tous vont sefforcer de rétablir des relations familiales normales. Effectivement, peu de temps après, lactivité poltergeist- moine-fantôme y compris- disparaît. Daprès Green, ce cas illustre comment les pouvoirs de lesprit peuvent déboucher sur une manifestation surnaturelle. William Roll, un parapsychologue américain, rejoint en partie cette analyse. Il a constaté que « sur 92 affaires dactivité poltergeists centrée sur une personne, quatre des épicentres supposés étaient épileptiques ». Après étude des travaux de Roll, Andrew Green reconnaît que certaines affaires de poltergeist peuvent avoir un rapport avec lépilepsie. Le sujet atteint de cette maladie, siégeant dans le lobe temporal, perd conscience pour une période variable- dune minute à une demi-heure-, et certains pouvoirs de son esprit pourraient alors être libérés et produire des phénomènes psychokinétiques. Cependant, comme Roll la constaté, lépilepsie nintervient que dans un faible pourcentage de cas. *** Poltergeist et schizophrénie *** A la lumière de ces travaux, Green a mis en évidence la possibilité dun lien avec un autre type de troubles psychiques : la schizophrénie. Lune de ses premières enquêtes, en 1956, concernait une jeune fille de 15 ans vivant à Battersea, un quartier du sud de Londres. Shirley Hitching pouvait produire à la demande des sons frappeurs longs et bruyants. Elle expliqua à Green et aux deux journalistes qui laccompagnaient que les sons provenaient de Donald, son « polty » ( poltergeist ). « Quelques jours après avoir rencontré Shirley, jai eu la surprise de recevoir une lettre de quatre pages de son « polty », et plus tard une carte de Noël » se rappelle Green. Jai demandé à Shirley comment une entité invisible pouvait écrire une lettre, acheter un timbre au bureau de poste et déposer lenveloppe dans une boite aux lettres. Elle répondit calmement : « Il faudra que je pose la question à Donald ». Mais je ne reçus cette fois aucune réponse. Trois psychologues spécialisés confirmèrent que la lettre avait été écrite par une personne atteinte de schizophrénie, ou pour le moins sujette à un grave désordre mental. Plus significative est une affaire qui survint également en Angleterre. Lenquête réalisée par le parapsychologue Maurice Grosse dans un pavillon dEnfield fit dailleurs lobjet dun livre écrit par un certain Guy Playfair. Voici un résumé de ce cas surprenant : Pendant 14 mois, à partir de la fin août 1977, le domicile de Mme Peggy Hodgeson est la proie dune activité poltergeist centrée autour de Janet, sa fille âgée de 11 ans. Le mobilier familial subit dimportants dégâts : plusieurs meubles sont déplacés violemment en différentes parties de la maison. Des graffitis apparaissent spontanément sur les murs, et lon voit de leau jaillire ici et là Ces phénomènes font la une de nombreux journaux du monde entier, et pour cause : ils peuvent en effet être observés par de nombreux témoins, y compris par la police, par des scientifiques et des enquêteurs spécialisés. Après plus dun an, les troubles dEnfield sarrêtent de façon aussi mystérieuses quils avaient commencé. On ne sait toujours pas sil sagissait dune véritable activité poltergeist ou de psychokinésie récurrente spontanée, produite inconsciemment par Janet Hodgeson à une période difficile de sa vie. Maurice Grosse raconte ce quil a vu dans la maison à lépoque : « Jai vu des billes projetées à travers la pièce sarrêter tout net sur le plancher, sans rebondir comme si une main invisible les avait posées là. Et quand on les touchait, les billes étaient chaudes. Puis de gros meubles commencèrent à se déplacer, jusquau jour où, sous nos yeux, un canapé se renversa complètement. De leau suinta sur le plancher de la cuisine, et dessina les contours dun nain. Des pots de fleurs salignèrent au milieu de la pièce, et des graffitis apparurent sur les murs. Il y eut aussi des débuts dincendies, des odeurs très fortes, et des endroits particulièrement froids dans la maison. Il sagissait dune activité typique de psychokinésie, mais lampleur de cette affaire a changé ma façon de voir la vie après la mort. » *** Poltergeist et glande pinéale *** Guy Playfair, le biographe de cette affaire, va échafauder sa propre théorie sur la source de lénergie poltergeist : la glande pinéale. Située au centre du cerveau, cette glande contrôle lémission des hormones sexuelles. Selon lui, cette glande peut, au cours de la puberté, sécréter des « hormones générant une énergie créatrice. Lorsque lenfant se sent doté de cette nouvelle force, il lui faut un exutoire. A défaut, cette énergie disponible pourra être captée par des « entités maraudeuses », qui se lapproprient pour leurs propres fins ». Plus schématiquement, Playfair compare cette énergie à une sorte de « football psychique ». « Arrivant sur les lieux deux ou trois esprits aperçoivent le « ballon » qui est là. Ils font alors ce que ferait nimporte quel groupe de gamins : ils tapent dedans et samusent avec, brisant des vitres et provoquant une hilarante pagaille ! » *** Création dun poltergeist *** La thèse de Guy Playfair sous-entend que les incidents poltergeist résultent de lactivité dune entité intelligente, dune forme desprit malin qui cherche à détruire ou à « posséder ». Pour Andrew Green, au contraire, les incidents poltergeists procèdent uniquement de linconscient : ils refléteraient les pouvoirs créateurs et de mise en scène auxquels le sujet fait appel pour gérer des émotions réprimées et des conflits émotionnels. En 1972, à Toronto, au Canada, une fascinante série dexpériences est entreprise pour tenter de démontrer lorigine humaine des phénomènes de psychokinésie récurrente spontanée. Huit membres de la Société Canadienne pour la Recherche Psychique créent, avec leur énergie mentale, un personnage totalement imaginaire du XVIIe siècle quils nomment Philip. Après plusieurs mois de séances hebdomadaires, « Philip commence à communiquer en frappant sur une table et en la faisant bouger. » Il est même capable den provoquer la lévitation devant les caméras de télévisions ! Cette première affaire de psychokinésie récurrente spontanée induite marque un tournant en matière de recherche paranormale. Hélas, lexpérience ne sera jamais validée. Impossible en effet de prouver que les chercheurs ont réellement provoqué la psychokinésie, sans être à leur insu les jouets dun poltergeist. Une « entité maraudeuse » intervenant dans une expérience visant à réfuter son existence, quelle ironie ! *** Lesprit dassurance *** Dautres tentatives scientifiques pour expliquer la cause de la psychokinésie récurrente spontanée restent vaines. Les tests effectués sur Janet Hodgeson, la jeune fille au centre de laffaire dEnfield, nont fait que souligner que ce sujet possédait des capacités extraordinaires en matière de perceptions extrasensorielles sans pour autant parvenir à expliquer le phénomène. Inexpliqué mais réel : en 1944, une C° dassurance britannique, la Commercial Union, accepta en effet de verser 400 livres sterling en réparation de dégâts mobiliers constatés dans une HLM écossaise. La compagnie avait délégué deux enquêteurs chargés dévaluer la réalité des phénomènes poltergeists supposés responsables des dégâts. Après deux semaines seulement, ils en avaient vu assez pour admettre le bien-fondé de la demande et préconiser un dédommagement de 50% du sinistre ! Si le concept dentité surnaturelle na pas troublé outre mesure le sens des affaires dune compagnie dassurances, les chercheurs spécialisés en matière de paranormal séchinent toujours à prouver lorigine du phénomène poltergeist : serait-il issu dune vie au-delà de la mort ou des fantastiques capacités de linconscient, en grande partie inexplorées ? La recherche continuera donc, dans lavenir, afin délucider une question pleine desprit.
La taverne de létrange- 10 novembre 2006
Vendredi 10 Novembre 2006 à 18h00 dans Les poltergeistsPoster un commentaire
LES ESPRITS FRAPPEURS par Dane de l'équipe De tous les faits mystérieux se rapportant aux fantômes et aux esprits, ceux qui sont certainement les plus aisés à vérifier scientifiquement sont les activités des esprits frappeurs. Toutes les personnes qui y assistent peuvent entendre des bruits étranges et voir des objets voler dans les airs. Que sait-on de ces phénomènes récent, ou connu depuis longtemps ? Existe-t-il une explication scientifique du comportement troublant de ces "esprits bruyants", dont les coups et le tintamarre bouleversent soudain des foyers jusque-là normaux et sans histoires ? Il semble même que certains esprits frappeurs aient le sens de l'humour... Shirley Hitchins avait toutes les apparences d'une adolescente normale. Elle vivait avec ses parents dans une des maisons toutes semblables qui bordent Wycliffe Road, rue d'un quartier ouvrier de Londres. Comme plusieurs de ses amies, elle avait abandonné assez tôt ses études pour travailler, et paraissait assez contente de la place de vendeuse qu'elle avait trouvée dans un grand magasin londonien. Et voilà qu'en 1956, peu après son 15 ème anniversaire, elle commença à ne plus être une jeune fille ordinaire. Cela commença un matin où, à son réveil, elle trouva une clef qui brillait sur sa courtepointe. Elle ne l'avait jamais vue, de même que ses parents, et cette clef n'ouvrait aucune des portes de la maison. Les nuits suivantes, sa chemise de nuit fut brutalement tirée pendant son sommeil, tandis que des coups violents étaient accompagnés de bruits légers et de grincements provenant d'autres endroits de la maison, et des meubles pesants se déplaçaient dans les pièces. Après quelques jours, épuisée par le manque de sommeil, la jeune fille alla passer une nuit chez une voisine, Mrs. Lily Love, afin d'essayer de se reposer. Mais "la chose" la suivit. Un réveille-matin et des objets en porcelaine furent déplacés sur une étagère de la maison de Mrs. Love par une main invisible, un tisonnier fut jeté à travers une pièce, et la montre-bracelet de Shirley fut enlevée de son poignet et jetée sur le plancher. Shirley montrant une chaussure qui avait été le foyer de certaines activités de l'esprit frappeur au cours de la séance ; voir image suivante... Après quoi son père, conducteur d'autobus, décida de rester une nuit près de sa fille pour savoir ce qui se passait. Son père lui tenait compagnie. Shirley se coucha dans le lit de sa mère. Tout fut calme un certain temps; puis le lit commença à recevoir des coups sonores. Elle était encore réveillée, les mains posées sur les couvertures. Au bout d'un moment, elle appela son père et son oncle pour leur montrer les rideaux et s'aperçurent que ceux-ci étaient tirés avec une force considérable vers le pied du lit. Tandis qu'il luttaient contre cette force invisible, ils virent soudain la jeune fille devenir raide et, à leur stupéfaction, son corps se souleva en l'air de quinze centimètre, absolument privé de tout support. Surmontant leur peur, les frères Hitchins prirent le corps qui flottait et le tirèrent d'au-dessus du lit. Shirley semblait hébétée, elle dit par la suite avoir ressenti une pression terrible au creux du dos. La lévitation ne se produisit qu'une seule fois, et sembla être l'apogée de ces faits étranges, car le lendemain les manifestations reprirent la forme de bruits de coups. Ils suivaient la jeune fille partout, même dans l'autobus. Ses collègues du magasin lui conseillèrent de voir le médecin de l'établissement. Celui-ci, d'abord sceptique, fut bientôt persuadé "qu'il se passait quelque chose" quand les coups retentirent dans son cabinet médical. Ce qui rendit le mystère encore plus complet, c'est qu'un mois environ après la première manifestation, celle de la clef, tout cessa complètement comme magie.
Une des diverses tentatives de libérer Shirley Hitchins de l'esprit frappeur qui la harcela pendant un mois fut un exorcisme fait par Harry Hanks, ami de la famille. Après être entré en transe, Mr. Hanks communiqua avec un esprit, et reçut alors l'assurance que le "poltergeist" n'importunerait plus Shirley ( à droite de la cheminée ).
Les coups frappés à Hydesville Est-il possible que les esprits de certains morts tentent de communiquer avec les vivants ? Quelle était la cause de ces étranges coups frappés dans la maison de campagne des Fox et qui ont donné naissance au spiritisme moderne ? Pouvons-nous croire les dernières confessions des surs Fox ? Tel est larticle que je vais vous dévoiler ici même
( Le spiritisme moderne croyance selon laquelle il est possible de communiquer avec les esprits des morts eut pour origine les expériences effectuées par la famille Fox à Hydesville dans létat de New York, après une série troublante de bruits et de coups frappés dans leur demeure. Les trois surs Fox, Kate au centre, Margaret à droite et Leah à gauche ). John était décidé à découvrir la cause des bruits étranges qui, pendant plusieurs nuits, avaient empêché sa famille de dormir. Dans la petite maison de campagne, il secoua une fenêtre, sattendant à trouver du jeu dans le châssis. Comme pour lui répondre, un coup sec résonna en écho dans la pièce. « Fais comme moi ! » dit Kate, sa petite fille de sept ans, en tapant dans ses mains comme pour jouer. On entendit le même nombre de coups, comme sils provenaient de mains invisibles. « Non, fais seulement comme moi, compte un, deux, trois, quatre ! » ajouta Margaret qui, elle, avait dix ans, en entrant dans le jeu. Quand on eut entendu quatre coups, Margaret était trop effrayée pour poursuivre le jeu que les enfants avaient commencé. Ces coups mystérieux frappés en 1848, dans la petite maison dHydesville, dans létat de New York, furent non seulement la cause de la brouille qui devait survenir dans la famille Fox, mais aussi lannonce de la naissance du spiritisme. Les années qui suivirent lincident de ces coups étranges vécu par la famille Fox virent le début et lextension de ce nouveau mouvement controversable - que certains appellent religion - alors que, des deux côtés de lAtlantique, les gens sefforçaient dentrer en contact avec les esprits des disparus. La famille Fox inventa une méthode simple pour communiquer avec linvisible présence dans la maison de campagne. Elle lui posait des questions auxquelles la présence pouvait répondre simplement par « oui » ( un coup) ou par « non » ( deux coups ). En utilisant ce code, la présence se fit connaître comme lesprit dun colporteur assassiné, dont le corps avait été enterré sous la maison. La nouvelle de ces coups frappés se répandit rapidement dans la petite ville et bientôt les Fox invitèrent leur voisins à venir écouter leurs conversations avec lesprit du colporteur. Lorsque John Fox proposa de creuser un trou dans la cave pour tenter de trouver la corps, il y eut une foule de volontaires. Toutefois, le travail dut être abandonné, les coups de pioche ayant fait apparaître une nappe deau. |
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