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Accueil » Aux frontières de l'irréel » Les mancies » Lenormand, Croiset, Belline...
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Lenormand, Croiset, Belline...

 

Les grands voyants

 

*** Mlle Lenormand ***

 

 

Des maîtres de la Révolution à Napoléon lui-même, elle a fasciné son époque par ses prédictions infaillibles !!!

 

On l’appelait « Madame Vérité »…Parfois pour s’en moquer, mais le plus souvent en signe d’admiration. Mme Lenormand est en effet la toute première des grandes voyantes. Née en 1772, morte en 1843, elle a traversée la période la plus troublée de notre histoire et les prédictions infaillibles qu’elle a faites lui valent, encore aujourd’hui, une immense célébrité. Son célèbre Tarot ( jeu de cartes ) se vend toujours à des milliers d’exemplaires chaque années, et, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, sa tombe perpétuellement fleurie, est l’objet d’un véritable culte ! Voyants et voyantes viennent y disposer leurs propres cartes divinatoires, pour les « charger » de son influence !

Marie-Anne Lenormand naît dans une très ordinaire famille de drapiers d’Alençon. Mais déjà, elle est marquée par le surnaturel. Au-dessus de l’enseigne de la boutique paternelle, était sculpté un très ancien soleil, le dieu des Diablinthes, peuplade de l’Antiquité aux mystérieux pouvoirs…Sa mère lui donne le prénom d’une sœur morte quatre ans auparavant, ce qui en fera, selon une superstition locale, une devineresse…ou une sorcière !

 

 

Dès 9 ans, elle réalise sa première prophétie, qui fera aussi un premier scandale. Mais elle en connaîtra d’autres ! Au collège religieux où elle est élevée, elle affirme que la supérieure d’alors sera destituée pour dettes, et remplacée par une dame rousse dont les initiales sont CF et LIV…Marie-Anne est renvoyée, mais, six mois plus tard, la fameuse supérieure est remplacée par une dame rousse, nommée Catherine-Françoise de la Livarderie ! Déjà donc, la voyance travaille Marie-Anne. Pauvre, elle s’offre un simple jeu de cartes et étonne ses petits camarades, les adultes aussi, par ses dons. Elle « monte » à Paris pour travailler dans une boutique de lingerie, et reçoit des leçons d’occultisme d’un mystérieux jeune homme, dont on dira qu’il faisait partie des Rose-Croix… Elle se livre à des évocations magiques sur les berges de la Seine, ce qui lui vaudra ses premiers ennuis, car à l’époque, ces choses-là sont réprimées. Et puis, en 1789, son don fait merveille : elle devine le numéro gagnant de la loterie et empoche 12000 F. Une fortune pour l’époque ! Elle part alors pour l’Angleterre et s’installe comme voyante, à Londres. C’est là-bas qu’elle prévoit la disparition de Louis XVI, ce qui paraît encore inconcevable à ce moment-là. Mais le mal du pays la prend, et la voilà de nouveau à Paris, en pleine tourmente révolutionnaire. Elle annonce leur destin aux grands et aux moins grands, dans son cabinet pittoresque de la rue de Tournon. Le 9 août 1792, la favorite de Marie-Antoinette, la princesse de Lamballe, se rend chez elle. Elle a eu un rêve affreux, où un homme hideux, armé d’un poignard, lui disait : « Prépare-toi à mourir. » Marie-Anne presse la princesse de fuir, car elle voit que sa vie est en grand danger, un danger imminent ! Hélas, un mois plus tard, la malheureuse sera atrocement assassinée par des émeutiers ivres de sang, dans les conditions exactes de son rêve… L’année suivante, trois hommes viennent la consulter. Ils se nomment Marat, Robespierre et Saint-Just…Elle prédit à Marat qu’il mourra seul et que le peuple lui rendra les plus grands honneurs. Quant aux deux autres, elle les « voit » mourir ensemble, mais dans la honte… « Tu mens, lui dit Marat, si nous devons mourir, ce sera tous les trois ensemble. » Pourtant, l’histoire donnera entièrement raison à Mademoiselle Lenormand, un an plus tard…

 

 

C’est aussi en pleine terreur qu’elle reçoit un jeune officier corse d’artillerie, à qui elle prédit des honneurs au-dessus du commun des mortels, « plus que royaux même ». Le jeune officier sort en pestant. On ne le reprendra plus à dépenser sa maigre solde pour de telles balivernes. Balivernes ? Il ne le sait pas encore, mais Marie-Anne a bien ressentie son destin. Car il s’appelle…Napoléon Bonaparte ! Plus tard, obligé de reconnaître ses talents, il ira à nouveau la consulter. Et quand Napoléon sera exilé à Sainte-Hélène, il confiera au général Bertrand : « Elle m’a fait le dessin de cette île, elle m’a décrit Longwood ( la résidence prison de l’Empereur ) et m’a décrit Hudson Lowe ( son geôlier anglais ). » Mais ses prédictions en rapport avec Napoléon ne s’arrêtent pas là. Un jour, on lui dit qu’une parfaite inconnue, une certaine Rose-Joséphine de Beauharnais, désire avoir des nouvelles de son époux, le vicomte Alexandre de Beauharnais. Sans la rencontrer, elle fait dire à cette dame : « Celui-ci mourra. Mais Joséphine se remariera et connaîtra alors la plus haute gloire : une couronne royale et plus encore. » Quelle prodigieuse prescience ! D’ailleurs, mademoiselle Lenormand deviendra l’amie très chère de celle qui sera l’épouse de l’Empereur. Et cela jusqu’au bout, en lui prédisant même sa répudiation, à la date exacte, au jour près ! Mais Marie-Anne ne fait pas que raconter ses prédictions. Elle édite des journaux, écrit des livres, des pièces, dont une qui annonce que celui qui n’est encore que le général Bonaparte reviendra d’Egypte pour s’emparer du pouvoir. La pièce est censurée. Mais on s’en souviendra le 18 brumaire, lors du coup d’Etat du même Bonaparte !

 

 

On n’en finirait plus de raconter ses célèbres prophéties. Ainsi, lors d’une descente de police, sous l’Empire triomphant, on trouve chez elle des portraits des princes de Bourbon. Interrogée, elle déclare : « Vous comprendrez en 1814. » Ce sera en effet la date du retour des Bourbons, puisque Louis XVIII se retrouve sur le trône… Et c’est au tout début des fameux Cent jours, qu’elle annonce le temps qui reste au pouvoir de Napoléon : « onze semaines ». Encore exact. Pas étonnant qu’en 1814, l’une des premières visites du tout puissant Tsar Alexandre 1er à Paris soit pour elle. Elle lui prédira sa mort, à la date précise, dans les circonstances exactes, loin de la capitale…Sa mort à elle, aussi, Marie-Anne en connaissait les circonstances. Depuis toujours, elle avait vu qu’un médecin, au lieu de la sauver, la tuerait. Et le 23 juin 1843, souffrant des reins, elle fait venir son médecin, le docteur Palmier. Celui-ci appelle à la rescousse deux de ses confrères, les docteurs Andral et Amussat. Ce dernier, en sondant la malade, la blesse soudain grièvement…

La plaie s’infecte rapidement. Deux jours plus tard, c’est la fin. L’ultime prophétie s’était réalisée…

 

Pour en savoir plus, le livre : « Mademoiselle Lenormand » de Dicta Dimitriadis

 

 

*** Gérard Croiset ***

 

 

 

Cet hollandais surdoué a stupéfié les savants du monde entier par ses facultés paranormales. Grâce à son sixième sens, il a fait arrêter un assassin à 7000 km de distance !

 

Existe-t-il un sixième sens qui permettrait à notre esprit d’abolir les frontières de l’espace ou du temps et de « voir » des évènements futurs, ou de retrouver, par simple intuition, une personne disparue ? Si on considère le cas du grand voyant hollandais Gérard Croiset, la réponse est oui. Celui qu’on a pu nommer le « surdoué de la voyance » a stupéfié le monde entier. Enfant adopté, Gérard Croiset a eu une enfance difficile, traversée de crises, comme beaucoup de ces personnes aux dons exceptionnels. Un jour qu’il passe sur un pont, un camarade de jeu le pousse à l’eau. Un passant le sauve de justesse. Ceci est un fait très important, car là où Croiset va obtenir ses résultats les plus stupéfiants, c’est dans la recherche d’enfants noyés. Comme si ce choc intime avait « orienté » sa voyance ! La police hollandaise a, très tôt, fait appel à lui. Elle a relaté nombre d’exploits étonnants de la part de Croiset dans la très sérieuse Revue technique de la police.

 

 

En décembre 1957, un enfant disparaît en Allemagne. On le recherche en vain. Les parents, ayant entendu parler de Croiset, lui écrivent. Devant une photo de l’enfant jointe à la lettre, il enchaîne les visions devant un journaliste venu le voir pour cette affaire : « Le petit s’est arrêté près d’un kiosque. Puis il est allé dans une auberge à proximité de laquelle se trouve une marquise en toile rayée( auvent en charpente de fer et vitré, placé au-dessus d’une porte d’entrée ). Elle est déchirée sur le côté droit. L’enfant est mort, noyé, on mettra du temps à retrouver son corps. » Le reporter revient à Hambourg. Vérifications faites, les moindres détails de la vision de Croiset se révèlent parfaitement justes : le kiosque, la marquise déchirée, etc. Et deux semaines plus tard, on retrouve le corps de l’enfant. Son sixième sens se jouait des distances. Ainsi, en 1961, au téléphone, depuis son bureau d’Utrecht, à 7000 km de là, il met la police new-yorkaise sur la trace d’un enfant enlevé. Il décrit ( dans une ville où il n’a jamais mis les pieds ) l’endroit exact où l’enfant est séquestré. Cinq heures après son intervention, les policiers découvrent l’enfant. Assassiné, hélas ! Mais grâce à la description exacte que le voyant a donnée du kidnappeur, celui-ci sera arrêté à peine une semaine plus tard. Mais Gérard Croiset n’a pas eu que des visions macabres. Ainsi, un jour, il rassure ( au téléphone encore ) un professeur de l’université du Kansas dont la fille, soignée dans un hôpital, a disparu : « Elle a pris tel chemin pour sortit de l’hôpital, elle a fait de l’auto-stop de tel endroit à tel endroit, etc. Et, ne vous en faites pas, vous la reverrez demain, ou dans trois jours au plus. »

Le lendemain à midi, on sonne à la porte du professeur : c’est sa fille. A l’effarement du papa, elle lui raconte les détails de son escapade, qui correspondent, une fois encore, à la description de Croiset ! Cependant, sa plus grande gloire est d’avoir démontré scientifiquement la réalité de son don. Cette expérience est proprement hallucinante. Elle a été menée en 1957 par le célèbre parapsychologue Tenhaëff. Elle pose des questions parfaitement déroutantes sur le mystère du temps. C’est l’expérience des chaises, qui passera dans les annales de la parapsychologie sous le nom de « l’expérience de la chaise n° 9Le 6 janvier, on montre à Croiset un plan où figurent trente chaises numérotées. On l’avertit que le 1er février suivant, à La Haye, dans une maison qu’il ne connaît pas, trente personnes qu’il ne connaît pas non plus ( et qui n’ont pas été encore choisies ) vont se réunir et s’asseoir sur ces chaises.

 

 

On lui demande s’il peut donner des prévisions sur l’une des personnes de son choix. Croiset s’arrête sur le n° 9 et enregistre sur un magnétophone, la description d’une femme : « Elle sera entre deux âges, petite, très attachée aux enfants. Vers 1928-30, elle a eu à voir avec une dispute entre deux personnes à côté d’un cirque bien connu qui avait dressé son chapiteau dans la ville de Scheveningen. Elle a fréquenté une ferme où l’on faisait du fromage, et un incendie où des animaux ont péri l’a fortement frappée. Elle avait éprouvée une intense émotion en écoutant l’opéra Falstaff de Verdi. » En outre, Croiset voyait un griffonnage avec deux chiffres, 5 et 6, qui avaient donné lieu à de vives discussions. En tout, onze points très précis ! Son enregistrement est imprimé et scellé par l’équipe de savants. Le 1er février à La Haye, des hommes et des femmes ( pris au hasard, ne se connaissant pas entre eux, et connaissant encore moins Croiset ) sont convoqués par une dame qui ignore tout ce qui va se passer. A l’entrée de la salle aux trente chaises, on leur distribue un numéro de siège, encore une fois pris au hasard, ainsi que la prédiction de Croiset en leur demandant de cocher les points qui leur correspondent. Tout de suite, Tenhaëff remarque la dame de la chaise n° 9, qui coche avec ardeur son exemplaire : elle a 42 ans, elle a la passion des enfants. Ses parents, vers 1928 ou 1930, étaient séparés et divorcés. Quand son père venait voir sa mère, il l’emmenait au cirque exactement cité, dans la ville exactement citée, et cela se passait plutôt mal entre ses parents. Petite, elle avait fréquenté une ferme où l’on fabriquait du beurre. Un jour, la ferme fut frappée par la foudre et un cheval fut brûlé, ce qui bouleversa la petite fille. Effectivement, cette personne avait été choriste pour la première fois dans l’opéra Falstaff de Verdi et elle était alors tombée amoureuse du ténor !

 

 

Enfin, en faisant tout récemment ses comptes, elle avait eu une dispute avec son mari à propos d’une somme où les chiffres 5 et 6 avaient été intervertis ! Chacun des onze points correspondaient à la vision de Gérard Croiset. De plus, non seulement il avait vu des évènements de la vie passée de l’occupante de la chaise n° 9, mais encore il avait vu des scènes non encore advenues au moment de sa voyance, un mois auparavant, comme la dispute sur les chiffres 5 et 6 ! C’était si incroyable qu’un autre scientifique allemand, le professeur Bender, recommencera l’expérience, avec plus de précautions encore contre toute fraude éventuelle, et portant cette fois sur soixante-douze personnes. Encore une fois, il passa son examen haut la main.

Malgré tout cela, Gérard Croiset est resté modeste, disant qu’un cinquième seulement de ses « visions » était efficace. En tout cas, il avait enfin démontré que le sixième sens pouvait bien être une réalité.

 

Pour en savoir plus, le livre : « Voyances remarquables » de Sylvie Simon.

 

 

*** Edgar Cayce ***

 

 

Cet américain est devenu, dès l’âge de 6 ans, le plus étonnant des médiums. De nos jours, il est considéré comme le plus grand voyant d’outre-Atlantique. Pourtant, rien ne le prédisposait à une telle gloire posthume…

 

A la fin du XIX° siècle, le petit Edgar Cayce était même un cancre, le plus nul de tous les élèves de l’école d’Hopkinsville, son village natal, situé dans le Kentucky, au cœur de l’Amérique profonde. Non seulement il ne retenait pas la moindre leçon, mais en plus il racontait des histoires de fantômes à qui voulait l’entendre… Il a à peine 6 ans lorsque ses dons de médium se manifestent pour la première fois. Son père, Leslie, et sa mère, Carrie Elizabeth, se fâchent tout rouge contre lui, parce qu’il prétend converser chaque jour avec son défunt grand-père ! Après une sévère réprimande, le père d’Edgar écrit quelques mots sur un papier et demande à son fils de les épeler. En vain…Epuisé, le gamin s’endort. Mais le lendemain matin, au réveil, il récite sans faute à son père médusé la leçon qu’il ne parvenait pas à apprendre la veille. A son insu, ce gamin sous-doué a fait du sommeil la source du savoir ! Dès lors, Edgar se met à lire. Il ne comprend pas grand chose sur le moment, mais après avoir dormi, il connaît les livres par cœur ! Ce don de « voir » pendant son sommeil grandit chaque jour. Ainsi, alors qu’il était tombé dans le coma lors d’un match de base-ball, il murmure : « Je suis en danger de mort. Il faut me faire un cataplasme et me l’appliquer immédiatement sur la nuque. » Ses parents s’exécutent et, le lendemain, Edgar se réveille guéri…

 

l'atlantide

 

Mais l’enfant est effrayé par son don, au point qu’il le cache à ses camarades. Il a 22 ans quand son destin le rattrape. Nous sommes en 1899. A cette époque, il est libraire à Hopkinsville, et vient de rencontrer Gertrude, une charmante jeune fille qu’il ne va pas tarder à épouser. Le hasard veut qu’alors Edgar devienne muet. Il fait appel à un ami hypnotiseur, Al Layne, pour se faire endormir. C’est donc dans cet état que Cayce fait son autodiagnostic : il souffre d’une paralysie des cordes vocales due à une tension nerveuse. Et, surprise, en ouvrant les yeux, Edgar a retrouvé la parole… Cette fois, il ne peut plus nier son talent surnaturel. Une nouvelle vie commence pour lui. Jusqu’à sa mort, en 1945, il va, toujours en état d’hypnose, guérir des patients et prédire l’avenir ! Le scénario est immuable : Edgar s’allonge sur son divan, et dicte ce qui appelle des « lectures » à celui qui est devenu son meilleur ami, Al Layne. Les procès-verbaux de ces lectures sont aujourd’hui soigneusement conservés au siège de la fondation Cayce, à New York. Très vite il décide de se consacrer exclusivement à la guérison de ses semblables, auxquels il ne demande alors même pas un centime ! Il s’aperçoit aussi, au réveil d’une de ses auto-hypnoses, qu’il est capable de retrouver le lointain passé, et cela grâce au jeu des réincarnations. Dans l’un de ses rêves, il a vu que le secret de l’Atlantide était caché sous le Sphinx, au pied des Pyramides de Gizeh.

 

 

Jusqu’à ce jour, l’Egypte a toujours refusé qu’on y fasse des fouilles. Mais sa description du continent englouti, de ses habitants, et de sa tragique disparition, correspond exactement à celle faite par Platon, vingt-trois siècles auparavant. Un auteur que Cayce n’a, bien entendu, jamais lu. Il s’installe alors à New York, et ouvre un cabinet de guérisseur. Pour gagner sa vie, il s’est résolu à demander des honoraires à ses patients. Mais ce qui le passionne désormais, ce sont ses visites hypnotiques vers une mystérieuse salle : celles des Archives Akashikes ( un lieu imaginaire qui renfermerait le secret des origines du monde ), où on lui présente à chaque fois un livre ouvert, dans lequel est écrit tout ce qui concerne la personne ou le sujet qui l’intéresse. La renommée de Edgar Cayce grandit et son carnet de rendez-vous est rempli des semaines à l’avance. Certes, il guérit, mais surtout il fait d’extraordinaires prophéties. « En 1998, des eaux libres apparaîtront au nord du Groenland », déclare-t-il en 1935, alors que personne n’a entendu parler de l’effet de serre. Il affirme encore que, toujours en 1998, un dictateur d’Europe centrale sera anéanti. Comment ne pas penser à Slobodan Milosevic ( décédé récemment ) et à l’ex-Yougoslavie ?

 

 

Il prédit aussi la chute du bolchévisme, le rapprochement de la Russie et de l’Amérique, ainsi que la création de l’€uro… Mais les dons médiumniques de Cayce dépassent de loin ceux d’un simple voyant. Ils lui ont fait découvrir un champ immense de connaissances, faisant de lui l’inventeur de la sophrologie et de certaines médecines naturelles. Dans l’établissement qu’il avait fondé en 1928, à Virginia Beach, grâce à la générosité d’un patient richissime, Cayce fabriquait des médicaments dont les formules lui étaient révélées sous hypnose. Et ceux qui entraient chez lui malades en sortaient guéris.

A plusieurs reprises, il a déjoué les pièges des médecins qui lui présentaient des maladies inconnues. Sans se « dégonfler », le médium se mettait en transe, et à son réveil, établissait un diagnostic et indiquait la thérapie à adopter pour le malade. Et jamais ses détracteurs ne l’ont confondu. Mais le mystère de Cayce n’a pas disparu avec lui. Treize ans après sa mort, survenue le 3 janvier 1945, une commission a été créée, pour examiner le dossier de ses fameuses quinze mille lectures. Et aujourd’hui encore, les médecins et les scientifiques qui la composent, ne comprennent pas comment Edgar Cayce, le petit cancre du Kentucky, pouvait savoir tant de choses…

 

 

*** Belline ***

 

C’est sur un lit d’hôpital, à 18 ans, qu’il a découvert ses étonnants pouvoirs. Tous les soirs, par delà la mort, il dialoguait avec son fils !

 

 

 

Il fait froid cet après-midi du 20 février 1978. Une voiture américaine se gare devant le 45, rue Fontaine, à Paris. Un homme en sort et s’engouffre sous le porche de l’immeuble.

Cet homme, c’est Claude François, et il n’a qu’une peur : qu’on le voit pénétrer chez son voyant, le mage Belline. Ce jour-là, celui qu’on appelle « le plus célèbre voyant de France », fait une prédiction à Clo-Clo. Une prédiction qui aurait pu lui sauver la vie. En effet, au moment de se quitter, Belline lui déclare : « Faites attention à l’eau et surtout aux baignades ! » Claude, qui adore la mer et nage comme un poisson, prend cette voyance à la plaisanterie. Et pourtant, trois semaines plus tard, le 11 mars, il meurt dans sa baignoire… Plus tard, Belline déclarera se sentir coupable de cette mort tragique, coupable de ne pas avoir suffisamment précisé sa vision. Ce don de voyance, Marcel Belline l’éprouve pour la première fois en 1945. Il a 18 ans et demi. Gravement éprouvé par seize mois dans la Résistance, il est hospitalisé dans un sanatorium. Il est cloué dans son lit par la tuberculose, quand soudain, une nuit, il voit apparaître le visage d’un homme qu’il ne connaît pas. Belline appelle alors l’infirmière de nuit et lui déclare : « Allez vite dans la chambre d’à côté, quelqu’un est en train de mourir. » Sceptique, l’infirmière va voir. Heureusement, car l’homme était victime d’une foudroyante perforation intestinale ! Sans la vision du jeune Belline, il serait mort dans les minutes suivantes. Mais le grand début de Belline, c’est en 1955. Depuis un an, il s’est installé au 45 de la rue Fontaine. Coïncidence, Villiers de l’Isle-Adam, le célèbre écrivain visionnaire, a habité cet immeuble. Il y voit un signe, et il ne quittera jamais son cabinet.

Pendant un an, les affaires ne vont pas très bien. Alors, il décide de tenter sa chance dans les journaux. C’est comme cela qu’un bel après-midi, il se retrouve à la rédaction de France Soir, où les journalistes se moquent de ses prétendus dons. Il se fâche et hurle : « Vous ne voulez pas me croire ? Alors écoutez bien. Dans trois mois, Eisenhower ( le président des USA ), qui est en parfaite santé, mourra d’une crise cardiaque» L’affaire fait tellement rire qu’elle est reprise dans la rubrique « potins » du journal. Pourtant, trois mois après, Eisenhower meurt… Désormais, on va prendre Belline au sérieux. Des artistes, des hommes politiques, des journalistes et des écrivains défilent au 45, rue Fontaine. La liste de ses prédictions « historiques » est gigantesques : retour au pouvoir du général de Gaulle, mort de Kennedy, Marylin Monroe, Einstein, la Guerre des six jours, le naufrage de l’Andrea Doria, l’incendie du journal l’Humanité… Une des plus spectaculaires concerne les évènements de mai 1968. Il avait annoncé la fronde étudiante et la révolte ouvrière dès 1966, dans les colonnes du Parisien Libéré. Les détails qu’il donnait étaient d’une telle précision, que plus tard, le président Pompidou devint, dit-on, un de ses plus fidèles clients. Mais ce don fut aussi pour Belline, une terrible malédiction, qu’il sut supporter avec courage. Le 5 août 1969, son fils unique, Michel, se tue au volant de la DS qu’il lui avait offerte. Belline tombe dans le plus profond désespoir. Et malgré sa souffrance, il n’ose pas tenter l’ultime expérience : celle d’entrer en contact avec son fils, bravant la mort, dans l’au-delà. Mais un miracle se produit dans la nuit du 7 avril 1971, à 5 h du matin : « Cette nuit-là, raconte-t-il, j’ai senti que je pouvais tenter quelque chose. Je me suis concentré, j’ai rassemblé toutes mes forces et toutes mes pensées sur le nom de mon fils et j’ai appelé : « Michel, c’est moi, ton père, depuis ton départ, je n’ai pas voulu te tourmenter. Michel, m’entends-tu ? »

A ce moment, Belline ressent dans la chambre une présence invisible… et Michel se met à parler. Il décrit d’abord les circonstances de son accident, sur l’autoroute. Le jour de la grande révélation est enfin arrivé pour Belline. Il pose la question qui brûle les lèvres de tous les hommes : « Michel, la vie dans l’au-delà existe-t-elle ? » La réponse fuse, joyeuse. « Oui, c’est inimaginable pour vous ! Et je suis heureux. Tu peux le dire à maman. » Cette première conversation avec son fils va durer trois heures. Trois heures qui vont bouleverser la vie du voyant. Ces dialogues, au cours desquels Michel parle de Dieu et de l’immortalité de l’âme vont durer un an. Chaque soir, le père et le fils se parlent pendant des heures. Fidèle à son engagement de faire partager son bonheur et son savoir, Belline en tire un livre, La troisième oreille. A la suite de cette parution, des personnalités aussi diverses que le mime Marceau, Bernard Clavel, Maurice Chevalier, et même le cardinal Daniélou, lui écrivent pour lui dire qu’eux aussi ont eu des contacts avec l’au-delà. Mais la plus grande reconnaissance, qu’aucun voyant ou médium au monde n’avait jamais reçues, est venue de la France elle-même. Peu de temps avant sa mort, Françoise Giroud lui a demandé de léguer son cabinet, pour le reconstituer dans un musée. Le décor a été démonté, les meubles conservés et le tout a pris place, d’une manière tout à fait officielle, au musée des Arts et traditions populaires, à Paris. Aujourd’hui encore, une foule nombreuse va s’y recueillir devant la modeste table derrière laquelle Belline révélait leur avenir…

 

 

Pour en savoir plus, le livre : « La troisième oreille » par Belline

 

 

*** Yaguel Didier ***

 

 

 

Jeune fille sage, elle se destinait à une carrière de styliste, quand brusquement sa vie a basculé quand elle a « vu » l’assassinat de John Kennedy !

 

La voyance c’est comme l’art. Les talents sont nombreux, mais les génies sont rares. Il semble bien que la célèbre Yaguel Didier fasse partie de ces derniers. En tout cas, sa réputation est mondiale : on vient la voir de tous les coins du monde, et la réalité de ces dons a fait s’interroger bien des savants. Rien, pourtant, ne portait Yaguel à la voyance. Jeune fille sage, originaire de Toulon, elle se destinait à faire une carrière de styliste. Quand, brusquement, à 21 ans, sa vie a basculé !

Elle a en effet une vision de la une de France-Soir. Elle voit cette page barrée par un énorme titre : « Il est mort ». En même temps, lui apparaît l’image d’un homme grand, aux yeux bleus, un américain, puis celle de drapeaux américain en berne… Yaguel dit alors à une amie : « Il va y avoir très prochainement un assassinat, sans doute celui d’un homme politique américain, peut-être Kennedy. Je vois des foules en pleurs, des obsèques grandioses et un grand voile noir sur l’Amérique. » Son amie se moque d’elle. Mais deux jours plus tard, elle l’appelle au téléphone et lui dit d’une voix blanche : « Yaguel, tu as vu France-Soir ? Le titre  « Il est mort » ? On a assassiné Kennedy ! ». Pourtant, c’est trois ans plus tard que lui vient la vraie révélation de ses dons. Un jour, en regardant les flammes d’une chaudière, elle a une étrange vision. Celle d’un homme ressemblant à un sage indien, qui la regarde intensément. A cette vision succède celle d’un palais étrange aux fenêtres ruisselantes de lumière. Pour Yaguel, c’est sûr, elle vient de rencontrer son « guide », qui lui a indiqué sa véritable vocation : « la voyance » !

 

 

Une astrologue, Lili Dussire, la confirmera dans cette voie. Mais Yaguel sait que son don ne va pas lui apporter que du bonheur… En effet, elle vit aussi des moments terribles, comme ce flash tragique : « Un jour, raconte-t-elle, je me suis sentie affreusement mal, comme lorsque je me trouve devant des gens gravement malades. J’ai vu Sadate ( le président Egyptien de l’époque ). Il était en grand uniforme et assistait à une parade. Il y avait du sang sur sa poitrine. Il s’est incliné, il est tombé. Je savais qu’il était mort ou qu’il allait mourir. Très peu de temps après, en recevant un consultant saoudien, je lui ai dit que j’avais vu Sadate assassiné. Il me répondit : « C’est impossible, Sadate est l’homme le mieux gardé du monde. Et il ne porte presque jamais l’uniforme ». Le lendemain, j’ai pu entendre à la radio la nouvelle de l’attentat… » Tous les détails de la vision étaient là !

 

                        

                            Le président Sadate                                         Akhenaton

 

Petit à petit le succès vient : de bouche à oreille, on se confie le nom de cette voyante pas comme les autres. Vedettes du show-biz, têtes couronnées, hommes politiques, tous viennent la consulter ! Mais avec une telle réputation, il est inévitable que l’on vous conteste. C’est pourquoi, à plusieurs reprises, Yaguel Didier a accepté de mener certaines expériences dites de « l’enveloppe scellée ». Il s’agit de deviner une image enfermée dans une enveloppe. Et là, c’est extraordinaire ! A partir d’un portrait du pharaon d’Egypte Akhenaton, Yaguel a donné des détails sur ses maladies et sur le lieu de son tombeau, seulement connus de quelques très rares spécialistes et parfaitement ignorés d ‘elle.

Même chose lorsqu’elle a « deviné » l’image de la célèbre statue de David, sculptée par Michel-Ange. Elle avait donné des détails sur la vie du sculpteur, si précis, que les expérimentateurs eux-mêmes n’en avaient jamais entendu parler. Vérification faite dans les études spécialisées, tous ces détails étaient exacts ! Il est arrivé aussi que ses dons fassent d’étonnantes incursions dans l’au-delà. Ainsi, elle décrit un jour à la princesse Sophie de Habsbourg un de ces ancêtres, Johan Orth, qui, après une vie scandaleuse, avait disparu. « J’étais pétrifiée, a raconté la princesse. C’était un secret de famille jalousement gardé» Mieux encore, Yaguel indique que cet homme avait terminé sa vie dans un couvent en Amérique du  Sud. Et cela, personne ne le savait. Ce n’est que quelque temps plus tard, fortuitement, qu’un membre de la famille apprenait que Johan Orth était effectivement mort dans les circonstances décrites par Yaguel !

 

         

 

En dépit de ces dons étonnants, pour Yaguel Didier, la voyance reste avant tout une façon de consoler, de rassurer des personnes plongées dans l’incertitude et l’angoisse. « Souvent, dit-elle, je reçois de vrais appels au secours. Et même si je ne vois rien, je m’efforce toujours d’apporter une réponse qui permette à la personne de surmonter ses problèmes»

 

Une belle et rare leçon d’humilité…et d’honnêteté !

 

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La taverne de l’étrange- 1 juin 2006


Le jeudi 01 juin 2006 à 11h09 dans Les mancies
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visiteur_Jaioubliémonpseudo

visiteur_Jaioubliémonpseudo (Visiteur)
dans les co?idences. D?t du premier paragraphe "le dimanche 36 mai 1917..." cette date a vraiment exist?!

Mercredi 26 Mars 2008 à 15:43

visiteur_amethyste

visiteur_amethyste (Visiteur)
tyron.
je suis m?um audditive, clairvoyante, et tout le reste, je viens de d?uvrir ton site ou blog...je le trouve complet.c est grace ?oc que j att?s ici, chez toi.je reviendrai plus tard .....pour d?ser mes exp?ences si tu le veux bien.AMETHYSTE

Jeudi 08 Mars 2007 à 10:44

visiteur_OBERSONN

visiteur_OBERSONN (Visiteur)
Cest curieux GENEVOIS rien, mais j'aime bien Gen?..a bient?.O.

Vendredi 03 Novembre 2006 à 20:53


Taverne Etrange TV- vos témoignages audios par tyron29

 


 

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